• Juliette Deplage

Huit crimes parfaits - Peter Swanson

Dernière mise à jour : 18 avr. 2021


Résumé :


« L’auteur de ces meurtres ne se contente pas de s’inspirer de ma liste. Le tueur me connaît. »

« Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un accident qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée ”Huit crimes parfaits”, où figuraient ces deux intrigues. Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable noeud coulant se resserrer autour de son cou. »



Mon avis :


Huit Crimes Parfaits est un livre qui nous fait pousser la porte de la librairie Old Devils, spécialisée dans le roman policier. Les Éditions Gallmeister proposent une couverture intrigante, charmante, caractéristique du cozy mystery.


On voyage dans une ambiance chaude où Nero le chat roux véritable coqueluche de la librairie n’y est pas pour rien. La librairie est cet endroit un brin nostalgique et vintage, connue des habitués avec pour gérant Malcom, un homme dans sa bulle, assez discret.


Il y a quelques années, Malcom avait dressé pour le blog de la librairie une liste de huit crimes parfaits tirés de fictions. C’est cette liste qui va conduire Gwen Mulvey agent du FBI à prendre contact avec lui. Deux crimes semblent être le quasi copier coller des drames de ces classiques policiers. Le personnage va être embarqué dans cette histoire et l’on se demande quelle est la raison qui pousse l’agent du FBI à autant impliquer Malcom dans l’enquête. Rien de très protocolaire mais il y a bel et bien une raison…


Les meurtres se multiplient, l’anxiété du libraire grandit et avec la narration utilisée (1ère personne sg) nous sommes aux premières loges et vivons chaque scène. S’il y a des amateurs de polars par ici vous allez vous régaler avec cette multitude de références littéraires et il se pourrait bien que s’y cachent certains indices…


En parallèle de l’enquête, c’est le passé de notre libraire qui va être passé au peigne fin. Peter Swanson s’attaque aux apparences et joue avec nos certitudes concernant ce personnage ambigu et instable. D’un côté, il attire notre sympathie mais sa bizarrerie et les révélations au fur et à mesure de l’enquête en font quelqu’un d’inquiétant. Je pense que la dimension psychologique du personnage aurait pu être encore plus creusée pour donner plus de profondeur au roman. Certaines confidences arrivent trop vite. On partage avec Malcom ses doutes et en même temps on se demande si le narrateur de cette histoire ne pourrait pas être le coupable. Car après tout ce n’est pas sans rappeler un certain livre ?





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